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	<title>La Petite République</title>
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	<description>L&#039;actualité d&#039;hier façonne celle de demain</description>
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		<title>De l&#8217;inquiétante Loppsisation des esprits</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 20:16:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hans Lefebvre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce mardi 16 février, notre chambre basse du parlement adoptera la loi d&#8217;orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI 2),[1] après une semaine de débats pas si agités que cela au regard des enjeux essentiels en matière de libertés publiques [2]. À travers cet acronyme remarquable, il faut savoir que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" href="http://www.petite-republique.com/wp-content/uploads/2010/02/4442LibertesFondamentales1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1979" src="http://www.petite-republique.com/wp-content/uploads/2010/02/4442LibertesFondamentales1-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" /></a><strong>Ce mardi 16 février, notre chambre basse</strong> <strong>du </strong>parlement adoptera la loi d&#8217;orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI 2),[1] après une semaine de débats pas si agités que cela au regard des enjeux essentiels en matière de libertés publiques [2]. À travers cet acronyme remarquable, il faut savoir que la majorité de gouvernement a souhaité rendre un hommage appuyé à la loi de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI 1) votée par la représentation nationale le 20 août 2002 [3], outil législatif qui aurait permis à la délinquance de reculer de manière significative. À l&#8217;évidence, propagande bien ordonnée commence par soi-même, serait-on tenté de penser. Nul doute que la France continue d&#8217;avoir peur, et c&#8217;est bien là le terreau fertile sur lequel peut opérer ce que nous nommerons la Loppsisation des esprits, à l&#8217;insu du plein gré de citoyens désormais acclimatés à ce basculement initié depuis maintenant un temps certain.</p>
<p><strong>Les plus jeunes ne se souviennent pas de la loi dite</strong> <strong>« sécurité-liberté » apparue</strong> <strong>dans</strong> <strong>le champ</strong> de notre droit positif le 2 février 1981, prenant appui sur un contexte socio-politique délétère particulièrement favorable [4]. Ce texte emblématique contribuera largement à un rétrécissement important des libertés individuelles en étendant considérablement les prérogatives du pouvoir policier ainsi que celles des magistrats du parquet [5]. La période qui suivra permettra à un certain Jean-Marie Le Pen de s&#8217;immiscer significativement dans l&#8217;espace politique français et de connaître l&#8217;ascension que chacun sait &#8211; il se murmure qu&#8217;un certain président socialiste aurait eu quelque influence dans cette péripétie politique -. La « lepénisation des esprits » commençait ainsi à faire son œuvre, lentement mais sûrement, tel un processus de sédimentation irrésistible déjà inquiétant. Cette période est riche d&#8217;enseignements et il convient de la replacer dans une chronologie de lois pénales fort évocatrice [6]. Pourtant, quatorze années durant, la France aura à sa tête un président socialiste qui fera le choix de cohabiter, proposant ainsi une lecture inédite de la cinquième République. Toutefois, en 1983, l&#8217;assemblée nationale, encore largement au bénéfice de la gauche, abrogera une grande partie de la scélérate loi « sécurité-liberté » (on remarquera que le mot sécurité précède le mot liberté, ce qui, au plan symbolique apparaît comme puissant révélateur).<br />
<strong>A ce titre, Jean-Pierre Dubois, professeur de droit public et Président de <a title="http://www.ldh-france.org/" href="http://www.ldh-france.org/">la ligue des droits de l&#8217;homme</a></strong>, dans un entretien récent publié sur le site du journal Le Monde [7] remet en perspective la notion de libertés publiques [8], confessant ici ses inquiétudes légitimes, n&#8217;hésitant pas à affirmer: « on pourrait démontrer qu&#8217;une bonne moitié du programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen en 2002 est passé au journal officiel ». Dés lors, des esprits au parlement il n&#8217;y a parfois qu&#8217;un pas puisque notre loi s&#8217;est manifestement « lepénisée », ce qui ne manquera pas de mettre en joie notre national histrion extrême en fin de parcours politique.<br />
<strong>La législature 2002/2007 ne fera que prolonger ce mouvement désormais porté par un </strong>ministre de l&#8217;intérieur particulièrement zélé en la matière, agitant peurs et préjugés dans un populisme sans limite, et d&#8217;afficher une volonté de punir[9] frénétiquement décomplexée [10]. Il n&#8217;y a pas meilleur moyen pour fabriquer du consentement [11] si ce n&#8217;est de dénoncer sans cesse violences et insécurité [12], quitte même à orienter les chiffres de la délinquance, cet obscure menaçant fléau qui n&#8217;aurait de cesse de progresser affreusement, désignant chaque quidam comme la cible potentielle d&#8217;une frange de la population dénoncée comme dangereuse [13]. Pourtant, historiquement, c&#8217;est tout le contraire qui est vérité. Tous les chercheurs accordent ici leur pensée et leurs travaux démontrent, s&#8217;il en était besoin, que la société occidentale suit un mouvement jamais démenti de pacification pour ce qui est des relations interpersonnelles [14]. Mais qu&#8217;à cela le tienne, s&#8217;il faut donner un nouveau visage à la dangerosité pour maintenir dans l&#8217;angoisse une société craintive, introvertie, et par là même très proche d&#8217;une logique paranoïaque, certains de nos plus habiles politiciens disposent de savoir-faire redoutables et éprouvés [15]. Ils savent remplir nos geôles d&#8217;une population largement paupérisée en proie aux affres d&#8217;un système économique qui s&#8217;évertue à fabriquer de l&#8217;injustice [16]. Tout un programme politique que voilà, si bien mené qu&#8217;il permet à son premier thuriféraire de se hisser à la tête de l&#8217;État, promettant sécurité sans mesure ni discernement, siphonnant sans vergogne à cette occasion l&#8217;électorat le plus à droite de l&#8217;échiquier politique. <strong>Maintenant, il s&#8217;agit bien de le conserver et, pour y parvenir, rien de plus efficace qu&#8217;une </strong>nouvelle<strong> </strong>LOPPSI puisque le citoyen semble toujours prompt à en quémander.<br />
Au diable les libertés individuelles, les sacrifier sur le bûcher de la sécurité est une notion qui a largement pénétré les esprits de nos contemporains; la liberté ne guide donc plus le peuple. Pas un manifestant [17] frondeur devant le Palais Bourbon, mais juste quelques habitués vigilants et éparpillés [18] qui essayent d&#8217;alerter une opinion publique largement préoccupée soit par la survie au quotidien, soit par la conservation de ses privilèges, selon la classe sociale à laquelle on appartient.<br />
<strong>C&#8217;est ainsi que nous assistons, quasiment impuissants, à la Loppsisation rampante des esprits</strong>, façonnés et habitués progressivement à se soumettre à la dictature de la sécurité couplée à un sentiment d&#8217;insécurité largement entretenu par un certain environnement médiatico-politique. Peu à peu, c&#8217;est le seuil de tolérance au contrôle et aux moyens de coercitions qui est augmenté ,de sorte que les citoyens finissent par y adhérer normalement. C&#8217;est ici que réside la puissance et la subtilité de cette mécanique parfaitement insidieuse. Et ce n&#8217;est pas une petite révolte contre un fichier policier supplémentaire qui permettra d&#8217;affirmer le contraire. <strong>Rien n&#8217;empêchera le contrôle de plus en plus serré de populations consentantes</strong>. Depuis l&#8217;invention du système des empreintes digitales, les avancées technologiques permettent désormais des virtuosités encore improbables il y a peu, et ce n&#8217;est pas les quelques velléités d&#8217;une poignée d&#8217;activistes éclairés, si motivés soient-ils, qui pourra inverser ce processus captieux et pervers.<br />
<strong>Toutefois, rien n&#8217;étant définitif ici-bas, il est permis de toujours de rêver</strong> – aucune loi n&#8217;est encore venue le prohiber &#8211; et d&#8217;imaginer un tout autre monde. Mais cela imposerait une rupture épistémologique avec les idéologies dominantes qui mènent et manipulent aujourd&#8217;hui une majorité de consciences. Seul l&#8217;avenir parlera.</p>
<p>[1] <a title="http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl1697.asp" href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl1697.asp">Consulter le texte</a><br />
[2] <a title="http://www.assemblee-nationale.fr/13/seance/vod/securite-interieure-20100211-3-1.asp" href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/seance/vod/securite-interieure-20100211-3-1.asp">Regarder les débats parlementaires</a><br />
[3] <a title="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068717&amp;dateTexte=20100214" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068717&amp;dateTexte=20100214">Consulter le texte</a><br />
[4] <a title="http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAB8300392401/loi-securite-et-liberte.fr.html" href="http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAB8300392401/loi-securite-et-liberte.fr.html">Quelques documents audiovisuels de l&#8217;époque</a><br />
[5] <a title="http://209.85.229.132/search?q=cache:n2MUPVYcg24J:www.droit.univ-nantes.fr/m2dp/upload/word/Parquet_Et_Politique_Penale_Depuis_Le_19eme_Siecle.doc+parquet+et+politique+p%C3%A9nale+depuis+le+19e&amp;cd=2&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;gl=fr&amp;client=firefox-a" href="http://209.85.229.132/search?q=cache:n2MUPVYcg24J:www.droit.univ-nantes.fr/m2dp/upload/word/Parquet_Et_Politique_Penale_Depuis_Le_19eme_Siecle.doc+parquet+et+politique+p%C3%A9nale+depuis+le+19e&amp;cd=2&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;gl=fr&amp;client=firefox-a">Parquet et politique pénale depuis le XIXe siècle en France</a><br />
[6] <a title="http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/justice-penale/chronologie-justice-penale/" href="http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/justice-penale/chronologie-justice-penale/">Proposition de chronologie</a><br />
[7] <a title="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/09/jean-pierre-dubois-il-faut-generaliser-le-droit-d-acces-et-de-rectification-aux-fichiers-et-creer-un-habeas-corpus-numerique_1303205_3224.html" href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/09/jean-pierre-dubois-il-faut-generaliser-le-droit-d-acces-et-de-rectification-aux-fichiers-et-creer-un-habeas-corpus-numerique_1303205_3224.html">Lire l&#8217;entretien</a><br />
[8] Léon Duguit, Traité de droit constitutionnel (Tome 5): Les libertés publiques, Bocard 1925 (pour lui rendre hommage).<br />
[9] Denis Salas, La volonté de punir. Essai sur le populisme pénal, Hachette littératures, 2005.<br />
[10] Sous la direction de Laurent Mucchielli, La frénésie sécuritaire. Retour à l&#8217;ordre et nouveau contrôle social, La Découverte 2008.<br />
[11] Noam Chomsky, Edward Herman, La fabricaton du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, nouvelle édition, Agone 2009.<br />
[12] Laurent Mucchielli, Violences et insécurité. Fantasmes et réalités dans le débat français, La Découverte, 2002.<br />
[13] Ouvrage collectif, Mon délit? Mon origine. Criminalité et criminalisation de l&#8217;immigration, De Bœck Université 2001.<br />
[14] Robert Munchembled, Une histoire de la violence, Le Seuil 2008.<br />
[15] Robert Castel, La discrimination négative. Citoyens ou indigènes? Seuil 2007.<br />
[16] Loïc Wacquant, Les prisons de la misère, Le Seuil 2004.<br />
Du même auteur, Parias urbains. Ghetto – Banlieues – État, La Découverte 2006.<br />
[17] <a title="http://www.guidedumanifestant.org/" href="http://www.guidedumanifestant.org/">Le guide du manifestant, Syndicat de la Magistrature.</a><br />
[18] <a title="http://www.syndicat-magistrature.org/spip.php?article1014" href="http://www.syndicat-magistrature.org/spip.php?article1014">Lire l&#8217;analyse du Syndicat de la Magistrature.</a></p>
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		<title>Le boycott, une arme biologique qui a de l&#8217;avenir</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 17:24:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hans Lefebvre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 4 janvier 1960 disparaissait Albert Camus, et avec lui tout son cortège d&#8217;intelligence juste.  Au commencement de son ouvrage, L&#8217;homme révolté [1], l&#8217;auteur écrivait: « je me révolte, donc nous sommes ». Lui rendant ici un hommage respectueux, et non sans un certain malicieux enchantement, nous transformerons la célèbre proposition de la manière suivante: je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-1961" src="http://www.petite-republique.com/wp-content/uploads/2010/01/jboy-donc-NS1-300x53.jpg" alt="jboy donc NS" width="300" height="53" />Le 4 janvier 1960 disparaissait </strong>Albert Camus, et avec lui tout son cortège d&#8217;intelligence juste.  Au commencement de son ouvrage, <em>L&#8217;homme révolté</em> [1], l&#8217;auteur écrivait: <em>« je me révolte, donc nous sommes »</em>. Lui rendant ici un hommage respectueux, et non sans un certain malicieux enchantement, nous transformerons la célèbre proposition de la manière suivante: je boycotte, donc nous sommes. Effectivement, n&#8217;est-il pas juste de penser que le boycottage représente une des figures de style majeure pouvant habiller un sentiment de révolte? Aussi, voyons-nous dans ce mode d&#8217;action le potentiel d&#8217;une arme biologique dont nous estimons qu&#8217;il serait judicieux de s&#8217;emparer afin de faire entrer en résonance toutes les consciences dissonantes.</p>
<div style="text-align: justify;"><strong>Que l&#8217;on soit ici rassuré, puisqu&#8217;il ne s&#8217;agit pas d&#8217;ajouter plus de cacophonie à la partition </strong>écrite par le capitalisme triomphant de la fin du vingtième siècle, dont la dernière note aura bien failli sonner il y a peu. Au contraire, c&#8217;est le chant des consciences bafouées qu&#8217;il s&#8217;agit de faire entendre, la volonté d&#8217;infléchir le dogme d&#8217;un modèle désormais devenu cette véritable usine à injustice que l&#8217;on connait. Alors, il faut se souvenir de tous les combattants, illustres et inconnus, qui se sont déjà mis en travers du chemin des dominants afin qu&#8217;ils entendent les voix de ceux qui souffrent. Souvenons-nous du boycott des bus instauré au début de l&#8217;année 1957 par les dignes habitants d&#8217;Alexandra, township situé au nord de Johannesbourg, en réponse à l&#8217;augmentation injuste des tarifs décidée par les dirigeants de la PUTCO (Public Utilities Transport Compagnie). Sacrifiant leurs jambes à leur combat, ils usèrent avec méthode et conscience de cette « arme fatale », proclamant avec un humour militant qu&#8217;ils étaient fiers de « voter avec leurs pieds » [2]. Trois mois durant, le boycott des bus sera total et les Alexandriens obtiendront gain de cause grâce à une organisation et une pugnacité quasiment sans faille. Il faut nous inspirer de cela, il faut potentialiser ce mode de revendication qui ne saurait être plus actuel.<br />
<strong>Il s&#8217;agit donc d&#8217;employer cette force de frappe afin de réduire les graves nuisances faites aux </strong>plus faibles par un système capitaliste devenu des plus immonde, notamment depuis l&#8217;avènement de sa financiarisation outrageuse. La globalisation n&#8217;est pas uniquement celle d&#8217;un système et de ses pervers avatars, mais c&#8217;est aussi celle de la prise de conscience qu&#8217;un autre monde non seulement est possible, mais surtout nécessaire si nous souhaitons continuer à faire humanité.<br />
<strong>Dans cette perspective de grand « basculement du monde » [3], le boycott</strong> <strong>peut s&#8217;avérer être</strong> cette arme biologique nécessaire à tous les citoyens qui veulent s&#8217;inscrire dans cette dynamique nouvelle qui tente de dessiner les contours d&#8217;un équilibre global vital. La tâche est certes immense, mais en attendant que l&#8217;urgence fasse loi, il faut œuvrer en faveur de toutes les alternatives raisonnables qui déjà appartiennent au champ des possibles. À l&#8217;inverse, et uniquement dans la mesure du possible, il faut boycotter tout ce qui peut non seulement faire souffrance à l&#8217;autre, mais encore à cette Terre nourricière dont nous sommes éminemment redevables. Nous avons encore le choix entre œuvrer à notre avenir ou bien vaquer à notre disparition. Ne pense-t-on pas en sciences économiques que l&#8217;homme est cet être rationnel qui agit en fonction de son intérêt le meilleur? Et bien, il faut sortir ce paradigme de la sphère individuelle pour l&#8217;élever au rang du global, alors nous pourrons tendre vers la satisfaction raisonnable de l&#8217;intérêt du plus grand nombre. En ce sens, le boycott peut-être une arme de dénonciation de ce qui dysfonctionne dans le mode d&#8217;organisation social et économique dominant, notamment cette course effrénée au profit individuel, cette improbable quête parfaitement déraisonnable . Si le monde tourne rond, ce n&#8217;est certainement pas pour le seul bien-être de quelques heureux élus qui auront eu la chance d&#8217;être bien nés. De toute évidence, il nous revient de faire en sorte que le plus grand nombre puisse jouir des essentielles beautés distillées ici-bas grâce à une cosmologie bienveillante.<br />
<strong>Que les sans voix se fassent entendre au moyen du boycott, qu&#8217;ils s&#8217;assemblent</strong> <strong>pour faire </strong>valoir leur aspiration à une vie digne, telle que proclamée par les principes érigés en droits fondamentaux.<br />
<strong>Il faut désormais croire en cette humanité globale en devenir, forcément différente,</strong> naturellement plus consciente de ses obligations, toute tendue vers la gestion du bien commun, au seul profit du plus grand nombre. Le boycott est une arme biologique qui peut produire plus d&#8217;intelligence sociale, il faut impérativement nous en saisir.</div>
<div>
<p>[1] Albert Camus, <em>L&#8217;homme révolté</em>, Gallimard 1951<br />
[2] Olivier Esteves, <em>Une histoire populaire du boycott</em>, tome 1, P.148 et suivantes, L&#8217;Harmattan, 2006.<br />
[3] <em>Le basculement du monde</em>, Manière de voir, Le monde diplomatique, octobre-novembre 2009.</p>
</div>
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		<title>Un minaret dans la mare de l&#8217;identité nationale</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 19:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hans Lefebvre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques de Hans Lefebvre]]></category>
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		<description><![CDATA[Il fallait s&#8217;y attendre, le « Grand débat sur l&#8217;identité nationale » initié par la clique à Besson prend une tournure fâcheuse, voire scandaleuse à certains égards, notamment lorsqu&#8217;un sinistre inconnu issu des rangs de l&#8217;UMP dérape à la manière d&#8217;un Jean-Marie Le Pen au sommet de son art abjecte. La France entière aura bien évidemment eu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1938" src="http://www.petite-republique.com/wp-content/uploads/2009/12/identitenatid1bb-ca4c4-189x300.jpg" alt="identitenatid1bb-ca4c4" width="189" height="300" /><strong>Il fallait s&#8217;y attendre, le « Grand débat sur l&#8217;identité nationale »</strong> initié par la clique à Besson prend une tournure fâcheuse, voire scandaleuse à certains égards, notamment lorsqu&#8217;un sinistre inconnu issu des rangs de l&#8217;UMP dérape à la manière d&#8217;un Jean-Marie Le Pen au sommet de son art abjecte. La France entière aura bien évidemment eu connaissance de ce propos inepte, certains se l&#8217;appropriant volontiers pour en faire une caisse de résonance à leur propre système de pensée. Le tout sur fond de référendum suisse sur la question des minarets, soit un beau tableau qui ouvre grandes les vannes de nos archaïsmes les plus sombres. Il faut bien le constater, personne ne sortira indemne, et encore moins gagnant, de ce triste épisode politique qui aura vu le président Sarkozy faire preuve d&#8217;une veulerie certaine, choisissant de ne point faire face à ses responsabilités en envoyant son cher premier ministre au front pour faire discours à sa place sur la question.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu&#8217;elle fière allure il a ce ministre en habits de traitre, porté par Nicolas Sarkozy à la tête </strong>d&#8217;un maroquin qui lui sied à merveille, et dont la seule évocation de la dénomination représente déjà tout un programme. À peine quelques mois passés à la tête du ministère de l&#8217;immigration, de l&#8217;intégration, de l&#8217;identité nationale et du développement solidaire (cherchez l&#8217;intrus), que ce cher Besson produit une idée remarquablement congruente à quelques mois des élections régionales: lancer un « Grand débat sur l&#8217;identité nationale », alors que notre premier magistrat faisait resurgir en toute innocence la question sécuritaire. Préoccupation au cœur de la pensée sarkozienne s&#8217;il en est, le forum qui se voulait décomplexé n&#8217;aura pas tardé à porter quelques fruits pourris par avance. Encadré par les préfectures, tout un symbole, guidé par un questionnaire largement orienté idéologiquement, les biais méthologiques &#8211; volontaires – n&#8217;en étaient que trop épais pour qu&#8217;ils ne soient pas relevés par quelconque observateur à tout le moins pourvu d&#8217;une certaine honnêteté intellectuelle. Même dans ses propres rangs, une partie de la majorité de gouvernement aura souligné l&#8217;incohérence douteuse de la dite manœuvre. C&#8217;est ainsi que Jean-Pierre Raffarin, rendons-lui grâce, a invoqué la nécessité <em>« d&#8217;une plus grande rigueur intellectuelle dans la menée du débat »</em> tout en piquant d&#8217;une habile banderille le principal intéressé en affirmant que <em>« la question de l&#8217;identité ne pouvait pas être une question de comptoir »</em>. Pourtant, immanquablement, c&#8217;est ce vers quoi le « Grand débat » aura bien vite tendu, le comptoir s&#8217;étant rempli de mouches passablement éméchées. Et puis, telle une cerise dans le kirsch, voilà que nos amis suisses se sont mis dans l&#8217;esprit de sonder leurs âmes montagneuses autour de la question de l&#8217;édification de minarets au pays du Fendant. La réponse négative apportée par le peuple helvète &#8211; dont certains agitateurs voulaient bouter hors leur frontière les travailleurs français frontaliers &#8211; fait encore écho dans la vallée encaissée du débat sur l&#8217;identité nationale. Aussi, au regard de la tournure prise par le grand questionnement, ne convient-il pas de se demander si certains français ne sont pas des suisses qui s&#8217;ignorent? Un petit tour sur le site qui se veut la vitrine du débat sur l&#8217;identité nationale fournira quelques idées avant de provoquer une franche nausée.<br />
<strong>En attendant, pas une avancée n&#8217;est à porter au crédit de ce grand déballage. Il faut dire que </strong>tant de choses brillantes ont été pensées, dites, et écrites sur ce sujet à peine plus que millénaire, à commencer par l&#8217;ensemble des constitutions produites par nos républiques successives. De préambules en articles, tout n&#8217;est-il pas contenu dans ces textes fondamentaux qui ne sont que le produit de notre belle histoire claire-obscure aux sources aussi multiples que lointaines.<br />
La France doit s&#8217;enorgueillir d&#8217;être ce territoire au confins du continent indo-européen, pétri de tous les êtres qui s&#8217;y sont succédé pour la mener où elle se trouve aujourd&#8217;hui, versant et mêlant larmes et sangs de toutes origines pour la préserver. L&#8217;acculturation est ici reine, et le royaume n&#8217;en est que plus merveilleux.<br />
<strong>Alors, que peut bien valoir le piètre débat aujourd&#8217;hui proposé au regard de cette mise</strong> en perspective ? À l&#8217;évidence pas grand chose, si ce n&#8217;est quelques discordes supplémentaires qu&#8217;il faudrait taire à l&#8217;aube de cette mondialisation incontournable qui, tôt ou tard, finira par englober tous les êtres pour les mener vers de nouvelles perspectives forcément communes. Les frontières bientôt ne seront plus, et cela malgré tous les murs dressés par d&#8217;antiques peurs, alors que mélange et partage dessineront les contours d&#8217;un nouveau monde où les identités multiples feront l&#8217;identité globale. Parce que d&#8217;un autre temps, votre débat est déjà clôt monsieur Besson et, à défaut de votre cœur, ouvrez grands vos yeux et vos oreilles car ce monde qui avance à grand pas n&#8217;a que faire de vos états d&#8217;âme malveillants et désuets.</p>
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		<title>Avant d’y faire rentrer qui que ce soit, vidons puis opérons un tri sélectif au Panthéon !</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 23:39:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elia Sikander</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<description><![CDATA[Parmi les bas-coups médiatiques du président sondeur, essayer de fourguer  Camus au Panthéon est un geste grandement signifiant. Je ne reprendrai pas les très bons arguments de M. Onfray, parus dans le Monde récemment, mais, avant de faire rentrer qui que ce soit dans ce mausolée, on devrait d’abord faire un inventaire, car certains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.petite-republique.com/wp-content/uploads/2009/12/albert-camus-pantheon.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1933" title="albert camus pantheon" src="http://www.petite-republique.com/wp-content/uploads/2009/12/albert-camus-pantheon-205x300.jpg" alt="albert camus pantheon" width="205" height="300" /></a>Parmi les bas-coups médiatiques du président sondeur, essayer de fourguer  Camus</strong> au Panthéon est un geste grandement signifiant. Je ne reprendrai pas les très bons arguments de M. Onfray, parus dans le Monde récemment, mais, avant de faire rentrer qui que ce soit dans ce mausolée, on devrait d’abord faire un inventaire, car certains ont semble-t-il dépassé la date de péremption…D’abord en ôter les dizaines d’inconnus, canonisés par notre Empereur dictateur : noblesse d’empire, ministres zélés, lécheurs de chausses et ganaches colonialistes reposent en nombre et en paix dans ces sous sols. Personne ne semble se soucier de leurs cendres, ni de leurs noms, ni de leur histoire. Ils sont comme des fondations obscures et enfouies de ce que l’on voudrait nous faire prendre pour le mémorial de notre identité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le projet napoléonien était effectivement de constituer</strong> de nouveaux repères après les bouleversements révolutionnaires. Ces serviteurs du nouvel ordre, ces fondateurs d’un nouveau droit, remerciés à titre posthume, sont comme ces premiers papes Lin, Clet etc… aux noms étonnants et aux rôles obscurs, dont l’énumération dominicale de la liste surréaliste égaie et réveille le chrétien assoupi sur les bancs.<br />
Le Panthéon a ensuite retrouvé ses droits, nos républiques une fois bien établies, pour abriter les valeurs sûres et assez consensuelles, d’un humanisme éclairé.<span id="more-1931"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce qui est par contre plus stupéfiant, c’est le choix implicite</strong> d’une catégorie extrêmement délimitée des ayants droit à la Panthéonisation. Des écrivains et philosophes en premier lieu…. fameux, non pas pour leurs qualités littéraires, sinon, Flaubert, Maupassant, Chateaubriant, Proust et Céline devraient y être, mais fameux pour leur statut, non explicite, d’Intellectuels ; hybrides entre l’artiste et le penseur politique. De ce fait, si même dans la république des lettres, les plus artistes sont écartés, on ne s’étonnera plus de ne voir dans ce Panthéon, aucun peintre, pas ou peu d’architecte, ni de sculpteur, ni de musicien, ni moins encore de cinéaste. Pourtant, Rodin ou Bartholdi, Delacroix ou Courbet ou Matisse encore, Berlioz, Ravel ou encore Jean Renoir, Breton, Duchamp je ne sais ….mais bigre, on ne manquerait pas de créateurs variés, figures rayonnantes d’une culture et de certaines visions du monde, dans ces catégories…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais le pire est finalement cette odeur de tabac</strong>, de frac, de chapeaux claques et de redingotes…ça sent le cigare et le club de vieux garçons.<br />
Marie et Sophie (Berthelot), ne sont ici que parce que leurs époux y sont !!!! Marie, aussi par son mérite, mais Sophie, car, morte quelque temps après son mari, il sembla cruel de les séparer. Quelle caricature de nos repères, quelle vision éculée, paternaliste et pompeuse des « grands hommes », quelle ignorance crasse que celle de ceux qui se vautrent dans un phallocentrisme rance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que nos sociétés d’avant-guerre, déjà assez rétrogrades pour n’avoir pas donné </strong>le droit de vote aux femmes se soient contentées de cette mâle nécropole n’est pas étonnant ; mais sachons nous souvenir que Mitterrand crut à une plaisanterie quand une délégation de femmes lui suggéra de faire entrer Olympe de Gouges au Panthéon…. Pas un de nos dirigeants n’a imaginé qu’il était peut être temps de rendre hommage puisque c’est la fonction de ce lieu à un certain nombre de femmes dont nous héritons, en vrac, Colette ou Rostopchine, Méricourt ou de Gouges, Sand ou Claudel, Anthonioz, Tillon, St Phalle  et on imagine sans les y précipiter, qu&#8217;Aubrac et Weil pourraient y être honorées…. Et beaucoup d’autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’Académie s’y est mise, alors cessons de continuer</strong> de saturer la montagne Ste Geneviève de nos valeureux couillus. Les opérations Sarkozystes sont bien dans l’esprit racoleur et rance du personnage. Déjà Chanoine de Latran, il se voit dans la posture papale, avec le privilège de la canonisation. Il s’est essayé aux distributions de légions d’honneur, façon Corleone, il veut  maintenant  sanctifier à tour de bras après avoir sans doute sondé les cœurs, afin de taper dans le consensus ; impuissant sans doute à déterminer, au regard de sa culture et de son parcours, lequel et encore moins laquelle pourrait reposer là-haut sur la montagne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conseillé certainement par ses faiseurs d’image, </strong>il s’accroche à Camus, comme il a fait de Jaurès et Moquet des outils de ratissage, machines à ratisser des gogos, qui ne veulent pas voir la dérive infâme d’un régime amoral, veule, dont le pouvoir est concentré dans les mains d’un mégalomane dont l’essentiel de la politique est de rassurer le fonds de xénophobie lepéniste, de  se comporter en représentant de l’industrie de l’armement, du bâtiment et du  nucléaire….dont les propriétaires détiennent les principaux  organes de presse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quoi qu’il en soit, beaucoup se retrouvent piégés</strong> par cette proposition, admirant à juste titre Camus, et considèrent l’Institution Panthéonne comme légitime, alors que le sexisme éculé de ce dortoir perpétuel invalide l’engin.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par ailleurs, quel est ce consensus large d’une « République des Lettres »</strong> à la française, qui privilégie les pondérés au détriment des créateurs inspirés ? Quelle est cette institution culturelle du non-dit, qui encense Camus pour la façade, et lit Proust pour l’art ? Si l’on considère le point de vue littéraire, Céline et Proust et Colette ou Simon ( autre prix Nobel, ancien des brigades internationales !) sont largement aussi puissants que Camus !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a bien là l’aveu de la primauté de l’idée sur l’art</strong>….cette dissociation du fond et de la forme, débat à la française, qui privilégie toujours le fond, sans avoir jamais compris comment les formes exprimaient des pensées variées….mais sans doute plus subtiles et plus sensibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dictature sourde de la scholastique, résidus non-dits  de la Sorbonne médiévale… mais le Panthéon n’en est pas loin.<br />
Pour commencer la réorganisation, il faudrait d’abord sans doute y mettre Villon, Rabelais et Marie de France ….</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sinon, pour en revenir aux choix actuels, si l’on veut un héros Politique</strong>, on en trouvera des dizaines entre 39 et 62  et par exemple de vrais poètes comme Char!!! Si on souhaite de la philo, on trouvera une classe entière de glorieux défunts, de Bergson à Merleau-Ponty quant à Lévi-Strauss peut-être pensait-on qu’il y était déjà !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Elia Sikander</strong></p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Annexe à  « Panthéonne »</strong></span></span></h3>
<p>Voici la liste (Sophie Berthelot en est même effacée) des pensionnaires de la montagne Ste Geneviève. Le petit jeu consistera à surligner ceux que vous connaissez ! Ensuite imaginez la place dégagée, une fois un bon tri effectué.</p>
<p>Remplacez par vos préférés.</p>
<p>1791 : <a title="Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Honor%C3%A9_Gabriel_Riqueti_de_Mirabeau">Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau</a> <strong>·</strong> <a title="Voltaire" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Voltaire">Voltaire</a> <strong>·</strong> 1793 : <a title="Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Michel_Lepeletier_de_Saint-Fargeau">Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau</a> <strong>·</strong> <a title="Auguste Marie Henri Picot de Dampierre" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Marie_Henri_Picot_de_Dampierre">Auguste Marie Henri Picot de Dampierre</a> <strong>·</strong> 1794 : <a title="Jean-Jacques Rousseau" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Rousseau">Jean-Jacques Rousseau</a> <strong>·</strong> <a title="Jean-Paul Marat" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Marat">Jean-Paul Marat</a> <strong>·</strong> 1806 : <a title="François-Denis Tronchet" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois-Denis_Tronchet">François-Denis Tronchet</a> <strong>·</strong> <a title="Claude-Louis Petiet" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Louis_Petiet">Claude-Louis Petiet</a> <strong>·</strong> 1807 : <a title="Jean-Baptiste-Pierre Bevière" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste-Pierre_Bevi%C3%A8re">Jean-Baptiste-Pierre Bevière</a> <strong>·</strong> <a title="Louis-Joseph-Charles-Amable d'Albert de Luynes" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Joseph-Charles-Amable_d%27Albert_de_Luynes">Louis-Joseph-Charles-Amable d&#8217;Albert de Luynes</a> <strong>·</strong> <a title="Jean-Étienne-Marie Portalis" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-%C3%89tienne-Marie_Portalis">Jean-Étienne-Marie Portalis</a> <strong>·</strong> <a title="Louis-Pierre-Pantaléon Resnier" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Pierre-Pantal%C3%A9on_Resnier">Louis-Pierre-Pantaléon Resnier</a> <strong>·</strong> 1808 : <a title="Antoine-César de Choiseul-Praslin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine-C%C3%A9sar_de_Choiseul-Praslin">Antoine-César de Choiseul-Praslin</a> <strong>·</strong><a title="Jean-Frédéric Perregaux" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Perregaux">Jean-Frédéric Perregaux</a> <strong>·</strong> <a title="Jean-Pierre Firmin Malher" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Firmin_Malher">Jean-Pierre Firmin Malher</a> <strong>·</strong> <a title="Pierre Jean Georges Cabanis" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Jean_Georges_Cabanis">Pierre Jean Georges Cabanis</a> <strong>·</strong> <a title="François Barthélemy Beguinot" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Barth%C3%A9lemy_Beguinot">François Barthélemy Beguinot</a> <strong>·</strong> 1809 : <a title="Girolamo-Luigi Durazzo" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Girolamo-Luigi_Durazzo">Girolamo-Luigi Durazzo</a> <strong>·</strong> <a title="Jean-Baptiste Papin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Papin">Jean-Baptiste Papin</a> <strong>·</strong> <a title="Joseph-Marie Vien" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph-Marie_Vien">Joseph-Marie Vien</a> <strong>·</strong> <a title="Pierre Garnier de Laboissière" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Garnier_de_Laboissi%C3%A8re">Pierre Garnier de Laboissière</a> <strong>·</strong> <a title="Justin Bonaventure Morard de Galles" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Justin_Bonaventure_Morard_de_Galles">Justin Bonaventure Morard de Galles</a> <strong>·</strong> <a title="Jean-Pierre Sers" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Sers">Jean-Pierre Sers</a> <strong>·</strong> <a title="Emmanuel Crétet" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Cr%C3%A9tet">Emmanuel Crétet</a> <strong>·</strong> 1810 : <a title="Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Charles_Vincent_Le_Blond_de_Saint-Hilaire">Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire</a> <strong>·</strong> <a title="Jean Lannes" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lannes">Jean Lannes</a> <strong>·</strong> <a title="Giovanni Battista Caprara" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Giovanni_Battista_Caprara">Giovanni Battista Caprara</a> <strong>·</strong> <a title="Charles Pierre Claret de Fleurieu" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Pierre_Claret_de_Fleurieu">Charles Pierre Claret de Fleurieu</a><strong>·</strong> <a title="Jean-Baptiste Treilhard" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Treilhard">Jean-Baptiste Treilhard</a> <strong>·</strong> 1811 : <a title="Nicolas Marie Songis des Courbons" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Marie_Songis_des_Courbons">Nicolas Marie Songis des Courbons</a> <strong>·</strong> <a title="Charles Erskine de Kellie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Erskine_de_Kellie">Charles Erskine de Kellie</a> <strong>·</strong> <a title="Alexandre-Antoine Hureau de Sénarmont" 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href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo">Victor Hugo</a> <strong>·</strong> 1889 : <a title="Théophile Malo Corret de La Tour d'Auvergne" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophile_Malo_Corret_de_La_Tour_d%27Auvergne">Théophile Malo Corret de La Tour d&#8217;Auvergne</a> <strong>·</strong> <a title="Lazare Nicolas Marguerite Carnot" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lazare_Nicolas_Marguerite_Carnot">Lazare Nicolas Marguerite Carnot</a> <strong>·</strong> <a title="Jean-Baptiste Baudin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Baudin">Jean-Baptiste Baudin</a> <strong>·</strong> <a title="François Séverin Marceau" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_S%C3%A9verin_Marceau">François Séverin Marceau</a> <strong>·</strong> 1894 : <a title="Sadi Carnot (président)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sadi_Carnot_%28pr%C3%A9sident%29">Sadi Carnot</a> <strong>·</strong> 1907 : <a title="Marcellin Berthelot" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcellin_Berthelot">Marcellin Berthelot</a> <strong>·</strong> 1908 : <a title="Émile Zola" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Zola">Émile Zola</a> <strong>·</strong> 1920 : <a title="Léon Gambetta" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Gambetta">Léon Gambetta</a> <strong>·</strong> 1924 : <a title="Jean Jaurès" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaur%C3%A8s">Jean Jaurès</a> <strong>·</strong> 1933 : <a title="Paul Painlevé" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Painlev%C3%A9">Paul Painlevé</a> <strong>·</strong> 1948 : <a title="Paul Langevin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Langevin">Paul Langevin</a> &#8211; <a title="Jean Perrin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Perrin">Jean Perrin</a> <strong>·</strong> 1949 : <a title="Félix Éboué" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_%C3%89bou%C3%A9">Félix Éboué</a> &#8211; <a title="Victor Schoelcher" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Schoelcher">Victor Schoelcher</a> <strong>·</strong> 1952 : <a title="Louis Braille" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Braille">Louis Braille</a> <strong>·</strong> 1964 : <a title="Jean Moulin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Moulin">Jean Moulin</a> <strong>·</strong> 1987 : <a title="René Cassin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Cassin">René Cassin</a> <strong>·</strong> 1988 : <a title="Jean Monnet" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Monnet">Jean Monnet</a> <strong>·</strong> 1989 : <a title="Henri Grégoire" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Gr%C3%A9goire">Henri Grégoire</a> <strong>·</strong> <a title="Gaspard Monge" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaspard_Monge">Gaspard Monge</a> <strong>·</strong> <a title="Nicolas de Condorcet" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_de_Condorcet">Nicolas de Condorcet</a> <strong>·</strong> 1995 : <a title="Marie Curie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Curie">Marie Curie</a> <strong>·</strong> <a title="Pierre Curie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Curie">Pierre Curie</a> <strong>·</strong> 1996 : <a title="André Malraux" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Malraux">André Malraux</a> <strong>·</strong> 2002 : <a title="Alexandre Dumas" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Dumas">Alexandre Dumas</a></p>
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		<title>Résistons! Et plus si nécessité&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 19:34:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hans Lefebvre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques de Hans Lefebvre]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce 4 novembre, les français désireux de faire acte de réflexion pourront se rendre dans les salles obscures afin de visionner le documentaire réalisé par Gilles Perret, dont le titre évocateur « Walter. Retour en résistance », convoque déjà les consciences [1]. Il s&#8217;agit ici de mettre en exergue le parcours exemplaire de Walter Bassan, cet homme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-1920" src="http://www.petite-republique.fr/wp-content/uploads/2009/11/affiche-11-224x300.jpg" alt="affiche-1" width="224" height="300" />Ce 4 novembre, les français désireux de faire acte de réflexion pourront se rendre dans les salles </strong>obscures afin de visionner<strong> </strong>le documentaire réalisé par Gilles Perret, dont le titre évocateur « Walter. Retour en résistance », convoque déjà les consciences [1]. Il s&#8217;agit ici de mettre en exergue le parcours exemplaire de Walter Bassan, cet homme aujourd&#8217;hui âgé de 83 ans, qui fût un résistant à l&#8217;occupant nazi et qui n&#8217;aura évidemment pas échappé à la déportation. Le personnage central du documentaire est bel et bien vivant puisqu&#8217;il  n&#8217;a de cesse d&#8217;arpenter quantité de lieux hautement symboliques afin de transmettre, notamment aux plus jeunes d&#8217;entre-nous, son esprit toujours résistant, mais avec la volonté farouche de l&#8217;actualiser. Dés lors, la question de fond qui habite ce travail, et qui n&#8217;est pas sans déranger une certaine frange de nos politiciens, n&#8217;est autre que de savoir si « le verbe <em>résister</em> peut encore se conjuguer au présent? »</p>
<p><strong>Si Gilles Perret [2] s&#8217;est penché sur le destin de Walter Bassan, c&#8217;est avant tout parce que ce </strong>dernier habitait la même commune que lui, et qu&#8217;il connaissait son histoire depuis longtemps déjà. Impressionné par le feu sacré de cet esprit résistant, toujours bouillonnant 65 années après la fin de la seconde guerre mondiale, l&#8217;auteur a ainsi souhaité faire entrer en résonance le discours de son héros (dans toute la noblesse du terme) avec le présent qui fait la France d&#8217;aujourd&#8217;hui. Et, en premier lieu, de rappeler que certains acquis sociaux évidents pour nombre d&#8217;entre-nous ont été la production du Conseil National de la Résistance [3], au rang desquels figure la retraite par répartition, fleuron du modèle social à la française. À ce titre, il ne manque pas de dire tout son étonnement quant à la méconnaissance du public rencontré lors de la tournée d&#8217;avant-première au sujet de cet héritage pourtant historique. Mais, au-delà de cet aspect essentiel, c&#8217;est surtout le pont jeté entre deux périodes éloignées de plus d&#8217;un demi-siècle qui importe le réalisateur. Ce dernier, par ailleurs, se veut ici pleinement engagé dans un acte militant dont la pensée tient dans cette déclaration centrale: « Et puis je pense qu&#8217;aujourd&#8217;hui, nous n&#8217;avons plus le droit de nous taire face à certaines dérives gouvernementales. La période me paraît grave. La population est de moins en moins cultivée politiquement, et les techniques démagogiques et populistes ont de plus en plus d&#8217;emprise sur elle. On assiste à une régression sociale, une diminution des libertés, un accroissement des inégalités, une récupération des symboles historiques, le tout bien emballé par une communication politicienne omniprésente, orchestrée de façon habile par notre président de la République. Je crois que notre rôle de documentariste est de montrer et de dénoncer la supercherie ». Message sans ambiguïté aucune, même si l&#8217;auteur a dû se défendre haut et fort contre ses détracteurs qui, de la manière la plus malsaine, auront vu dans son propos un amalgame entre nazisme et sarkozysme. En effet, l&#8217;objet est ailleurs, puisqu&#8217;il se situe au plan de l&#8217;action politique en dénonçant le démantèlement annoncé des acquis sociaux par un néolibéralisme triomphant dont la crise actuelle n&#8217;aura eu pour conséquence directe que de retarder les ardeurs. Qui pourra nier cela, d&#8217;autant que certains apôtres appellent de leurs vœux la disparition pure et simple du modèle social français. Nul doute que le projet initial de Nicolas Sarkozy, magnifiquement incarné par l&#8217;emblématique loi TEPA instaurant un bouclier fiscal qui ne profitera qu&#8217;aux plus nantis des français, voulait aller dans le sens d&#8217;une tatchérisation de notre société. Mais, c&#8217;était sans compter sur le séisme qui vient de secouer le monde, alors les propos maintenant se brouillent, pour se faire plus consensuels, plus doux, par peur d&#8217;une éventuelle explosion sociale. Mais ce n&#8217;est que partie remise, et tous les beaux discours sur la moralisation indispensable du capitalisme financier, avec son cortège d&#8217;indécences, n&#8217;y feront rien [4]. La mécanique est déjà relancée, les profits coulent de nouveau à flot, alors que toutes ces belles paroles s&#8217;envolent déjà vers le royaume des vœux pieux. Ainsi, vous comprendrez combien résister doit impérativement se conjuguer au présent avant que la machine infernale à générer des profits disproportionnés ne fasse qu&#8217;une bouchée des derniers velléitaires de la lutte pour un monde plus juste. Ainsi, l&#8217;histoire que porte Walter Bassan évoque avec panache cet esprit de résistance indispensable au devenir du genre humain, puisque salvateur et porteur d&#8217;espoir. Alors, il faut reprendre en cœur « l&#8217;appel des Résistants » lancé le 8 mars 2004 par treize personnalités issues de la résistance française [5]. Déjà, ces sages s&#8217;insurgeaient contre les coups de bélier portés aux conquêtes sociales acquises au sortir de la seconde guerre mondiale, symbole de progrès pour l&#8217;humanité, tout en posant cette (im)pertinente question: « Comment peut-il manquer aujourd&#8217;hui de l&#8217;argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l&#8217;Europe était ruinée? » Mais encore, et bien au-delà de nos frontières, l&#8217;interrogation de valoir pour l&#8217;ensemble de notre globe où, faut-il le rappeler, un milliard d&#8217;individus se meurent de faim [6], alors que les nations les plus riches jettent à la poubelle une grande partie des aliments qu&#8217;elles produisent [7]. Lorsque l&#8217;absurde le querelle à l&#8217;indécence, la révolte n&#8217;est plus trop loin, son pas lourd gronde déjà à l&#8217;horizon.<br />
<strong>De toute évidence, le discours de Walter Bassan porté à l&#8217;écran par Gilles Perret comporte</strong> une dimension merveilleusement universelle. La résistance doit désormais concerner l&#8217;ensemble de notre village global qui n&#8217;aura d&#8217;autre alternative que de produire un modèle nécessairement plus juste, inévitablement plus équitable, afin de tendre vers cet équilibre indispensable pour le devenir d&#8217;une humanité toujours plus nombreuse. Sans conteste, d&#8217;autres turbulences nous guettent, et elles ne manqueront pas de tous nous jeter dans le même panier, scellant à jamais nos destinées dans la notion supérieure de bien commun.<br />
<strong>Il convient donc de résister, aujourd&#8217;hui tout autant qu&#8217;hier, afin de réduire l&#8217;espérance</strong> <strong>de vie</strong> de ce modèle dominant qui fabrique de l&#8217;injustice à l&#8217;échelle globale. Aussi, inspirons-nous de Walter et des autres, de toutes celles et ceux qui sont entrés en résistance contre un monde où le profit règne, tel un monarque absolu ayant droit de vie et de mort sur tout citoyen qui ne se plierait pas à son bon vouloir. Et puis, par-delà la résistance, n&#8217;est-il pas raisonnable d&#8217;imaginer que l&#8217;état actuel du monde induira, quoi qu&#8217;il en soit, une incontournable révolte globale qui ne manquera pas de faire table rase de toutes nos dérives afin de bâtir un monde autre, plus équitable, donc durable?</p>
<p>[1] <a title="http://www.walterretourenresistance.com/lefilm.html" href="http://www.walterretourenresistance.com/lefilm.html">Le site consacré au film</a><br />
[2] Auteur de 11 documentaires dont le très remarqué <em><a title="http://www.mamondialisation.com/" href="http://www.mamondialisation.com/">Ma mondialisation</a></em><br />
[3] <a title="http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance" href="http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance">Le programme du Conseil National de la Résistance</a><br />
[4] François Chesnais, <em>Anatomie d&#8217;un effondrement</em>, Le Monde diplomatique, novembre 2009.<br />
[5] <a title="http://www.avenirdattac.net/spip.php?article216" href="http://www.avenirdattac.net/spip.php?article216">L&#8217;appel des Résistants</a><br />
[6] <a title="http://www.fao.org/docrep/011/i0291f/i0291f00.htm" href="http://www.fao.org/docrep/011/i0291f/i0291f00.htm">L&#8217;état de l&#8217;insécurité alimentaire dans le monde 2008, FAO, Rome 2009.</a><br />
[7] <a title="http://fr.observ.be/article/3668-gaspillage_alimentaire_un_probleme_environnemental_et_ethique.html" href="http://fr.observ.be/article/3668-gaspillage_alimentaire_un_probleme_environnemental_et_ethique.html">Observatoire Bruxellois de la consommation durable.</a><a title="http://fr.observ.be/article/3668-gaspillage_alimentaire_un_probleme_environnemental_et_ethique.html" href="http://fr.observ.be/article/3668-gaspillage_alimentaire_un_probleme_environnemental_et_ethique.html"><br />
</a></p>
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		<title>Tarantino’s delicatessen ou l’esthétique cannibale (2/2)</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 21:32:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elia Sikander</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Quentin Tarantino]]></category>
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		<category><![CDATA[Violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Spectacle de la mise à mort
Jamais dans la peinture, sinon, chez les peintres pompiers, l’exhibition du sang et de la mort n’a été montrée comme jubilatoire drôle et plaisante.  Expression de la passion et compassion dans l’art chrétien.. fascination morbide pour les sacrifices des martyrs  sans doute, mais assimilée à l’horreur. Chez Goya, les horreurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #ff0000;">Spectacle de la mise à mort</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.petite-republique.fr/wp-content/uploads/2009/10/inglorious-bastards.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1915" title="inglorious-bastards" src="http://www.petite-republique.fr/wp-content/uploads/2009/10/inglorious-bastards-204x300.jpg" alt="inglorious-bastards" width="204" height="300" /></a>Jamais dans la peinture, sinon, chez les peintres pompiers</strong>, l’exhibition du sang et de la mort n’a été montrée comme jubilatoire drôle et plaisante.  Expression de la passion et compassion dans l’art chrétien.. fascination morbide pour les sacrifices des martyrs  sans doute, mais assimilée à l’horreur. Chez Goya, les horreurs de la guerre et la barbarie sont  observées avec une lucidité pleine de désolation et sans complaisance pour le détail. Le sang qui coule dans le <em>3 de Mayo</em>, n’est qu’une trace de peinture, comme un simple signe. Les croquis de guerre de d’ Otto Dix sont de la même nature et sont des manifestes évidents de la foi en la puissance des images. Les corps de viande de Bacon et Rebeyrolle par la décomposition de leurs formes, expriment des figures basculant dans l’angoisse intime et la dimension rugueuse, sensuelle des matières, nous éloigne clairement de l’imagerie de la violence.</p>
<p style="text-align: justify;">Par contre, les seules peintures complaisantes sur la mort, la mise à mort et l’exécution sont celles par exemple, de  Gérome <em>:  Police verso</em>, de Regnault : <em>une décapitation chez le sultan </em> et  <em>l’Expiation</em> (voyeurisme sur la guillotine et le condamné)  de Friant, des artistes académiques en vogue à la fin du 19<sup>ème</sup> siècle, des techniciens remarquables, qui dans de grandes scènes virtuoses, étalaient leur savoir faire sans sens.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, ce n’est pas parce que c’est une fiction ( c’est du cinéma ! !) que c’est anodin ; la puissance des images et a fortiori la puissance démultipliée des images filmées, est immense en collant au plus près à la réalité de la vision, de l’ouïe et de la durée. L’utilisation populaire des images filmées, dans des registres aussi différents que les actualités, la publicité, les souvenirs personnels et la création artistique contribue de plus à brouiller parfois les repères, à glisser d’un code à l’autre.  Il me semble que justement Tarantino excelle dans le brouillage systématique et il le fait dit-on avec une virtuosité et une connaissance fabuleuse de ces univers, mais quel est la valeur de ces citations, de ces prouesses formelles, de cette maîtrise quand au bout du compte, elles servent des images complaisantes et insistantes de mises à mort ? Corrida ou place de grève !</p>
<p style="text-align: justify;">La méticulosité, la lenteur, le soin, l’anticipation de la mise à mort me font penser aux rituels insupportables, de celui qui graisse ses armes, aiguise sa lame, dose sa dose, essaie sa mécanique de guillotine, teste la solidité de sa corde ou vérifie l’étanchéité de la chambre à gaz. A juste titre, le cérémonial et la préparation de la mise à mort sont parmi les arguments contre la peine de mort, la préméditation est considérée comme aggravante en toutes circonstances. L’incitation au meurtre est un crime et la peine de mort abolie dans de nombreux pays.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"> </span><span style="font-size: 20px; font-weight: 800;"><span style="color: #ff0000;">Succès populaires</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La violence au cinéma est ancienne, mais l’apparition</strong> du sang sur les écrans est relativement récente. En aucun cas, cette licence de représentation n’a marqué un plus artistique, au contraire pour ce qui est du western. L’introduction de cette dimension de réalité a contribué à renforcer l’illusion de la vérité. Or le principe d’illusion est rarement en art un signe de subtilité, sauf dans le cas des vanités.</p>
<p style="text-align: justify;">Sommes-nous en présence d’une vanité avec Tarantino ? L’illustration et l’imagerie, sont des pièges et  éloignent de l’art de la suggestion et de l’ellipse. Montrer est la question évidemment centrale de tous les arts visuels. Ce que je vois des films en question me fait penser à une fuite en avant vers le spectaculaire, la licence délibérée, la surenchère tant dans le luxe virtuose que dans la violence des scènes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le côté paroxystique est un fait à étudier. Souvent, les dérives formalistes et technicistes ont été le signe d’un engorgement et d’une impasse esthétique. Le succès populaire n’est signe de rien. La connaissance et les citations non plus. Ce qui semble émerger de ce genre d’image est l’anesthésie de la sensibilité, l’élision du principe de l’affect dans l’œuvre, ne restent que les percepts, les concepts et les références. On s’éloigne ainsi de tout ce qui fait œuvre, la dimension poétique et sensible.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se trouve que cette réduction de l’œuvre à des effets, se retrouve chez un certain nombre de plasticiens ( Koons, Hirst…), combinant goût d’une provocation institutionnalisée et largement relayée et commercialisée, mélange des genres ( puérilité, morbidité, séduction..) et dimension spectaculaire des œuvres.</p>
<p style="text-align: justify;">Voir des films sanglants et violents est une expérience que j’ai souvent faite malgré tout, et des James Bond aux Leone en passant par de nombreux films de guerre ou noirs, ceci se conçoit…ce qui me révulse,  dès les premières minutes de plans de Tarantino, et dès cette bande annonce, c’est le sentiment  d’être démarché, comme par des publicités de télémarketing. Tout me semble faux, et le ton, et les arguments et la méthode et pire encore, le produit proposé.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi ces films sont largement populaires ?</p>
<p style="text-align: justify;">On entend à son propos, qu’il est sans tabous, qu’il est iconoclaste (mot devenu passe- partout pour encenser la plupart des créateurs hypermédiatiques&#8230;) ; mais la violation des tabous comme règle esthétique révèle une intention délibérée. Celle de capter, par la transgression des interdits, un assentiment par délégation.</p>
<p style="text-align: justify;">Essayons une hypothèse positive, selon laquelle Tarantino exprimerait avec courage, de secrets et enfouis désirs ; instrument de nos pulsions, prêtre de nos  fantasmes, Tarantino, serait donc un Sade populaire, un Georges Bataille médiatique ou encore un Apollinaire au top des ventes, avec ses <em>onze mille verges</em>&#8230;&#8230;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agirait donc  d’une violence par délégation, d’une conjuration de nos angoisses devant la fragilité des corps.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce serait une manière de faire face, par le biais des fictions à la dimension organique de notre être ; il y aurait en fait une épreuve émotionnelle forte et le trouble provoqué chez le spectateur, serait une manière de faire oeuvre humaniste de sensibilisation au mal absolu. La mise en scène systématique d&#8217;assassins résolus, qu’ils soient bandits, tueurs à gages, femme vengeresse ou soldats perdus serait une façon de nous confronter à la violence latente de nos mondes. De nous faire percevoir les frontières de nos pulsions&#8230;.Mais pourquoi l’humour ? Pourquoi les décalages ? Pourquoi les citations, quand le propos serait si clair ? Ces rires et agitations seraient comme libérateurs de nos culpabilités, et les citations comme repos, comme pauses culturelles après les sensations brutes ; c’est une hypothèse qui pourrait tenir.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Intentions</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais pourquoi alors, les critiques, parlent-elles de jubilation et de sentiment roboratif, là où il devrait y avoir malaise et questionnement ? Les rires auraient donc la fonction de débonder le trop plein d’émotions. Ainsi, il y aurait réellement de l’affect, et la violence ne serait pas un spectacle, mais une épreuve. Je crois peu à cela. Depuis quand le spectacle de la souffrance est-il une leçon ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne me semble pas avoir lu ou vu l’auteur, afficher la moindre intention à propos de ses oeuvres, si ce n’est l’art de la citation et des clins d’oeils cinéphiliques. L’un des grands arguments, concernant ce cinéaste, est celui de la cinéphilie : mais en quoi l’érudition a-t-elle jamais été un argument esthétique ? Qui plus est quand il y a confusion dans les interprétations, nous avons plus affaire à un art de compilation et de montage ; érudition, attitude de flatterie auprès des cinéphiles, qui se sentiront visés et obligés de repérer, de faire montre de leur complicité, par delà la portée esthétique du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a quelque chose de postmoderne, y compris bien sûr de kitsch, dans le côté apparemment décalé et comique revendiqué. Un fonctionnent délibérément construit sur le 2<sup>ème</sup>, voir le 3<sup>ème</sup> degré&#8230;.quelque chose comme le fameux et insupportable L.O.L des messages qui désengage tout rapport réel et désamorce en  fait  tout discours et même toute interprétation comme forcément présomptueuse ou insuffisante. Fuite devant le discours, devant le sens. Tarantino semble donc vouloir échapper réellement à tout point de vue, il semble vouloir désamorcer toute critique, par une roublardise revendiquée. L’ambition affichée  en interview, n’est que celle de la célébrité !!!</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai donc pas vu ce film, j’ai vu et entendu de nombreuses personnes qui l’avaient vu&#8230;j’attends que l’on me dise que mes appréhensions et interprétation sont fausses&#8230;que ce que je vois dans la bande annonce n’a rien à voir&#8230;.Il se poserait quand même le problème de savoir pourquoi une telle bande annonce ! Pourquoi ces seuls extraits sadiques sur You Tube ?&#8230;Jusqu’à présent, tous les spectateurs m’ont conforté. Mais si quelqu’un réussissait malgré tout à  me convaincre&#8230;..je ne dis pas non plus  que j’irais voir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Car comme en cuisine cannibale..le goût ne justifie pas forcément la transgression du tabou.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong> Elia Sikander</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Enseignant, conférencier et plasticien.</p>
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		<title>Tarantino’s delicatessen ou l’esthétique cannibale (1)</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 21:16:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elia Sikander</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Inglorious Bastards]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Kill Bill]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Tarantino]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi on peut ne pas être  tenté d’aller voir le dernier opus de Q. Tarantino
ou :  à  propos d’une bande annonce
La bande annonce du film, apéritif supposé attirer en suggérant la tonalité de l’oeuvre m’est déjà insupportable, au sens strict : taches de sang au générique, hystéries et grimaces,  saturation, tétanisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;"><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.petite-republique.fr/wp-content/uploads/2009/10/Inglorious-bastards.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1909" title="Inglorious bastards" src="http://www.petite-republique.fr/wp-content/uploads/2009/10/Inglorious-bastards-205x300.jpg" alt="Inglorious bastards" width="205" height="300" /></a>Pourquoi on peut ne pas être  tenté d’aller voir le dernier opus de Q. Tarantino<br />
ou :  à  propos d’une bande annonce</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La bande annonce du film, apéritif supposé </strong>attirer en suggérant la tonalité de l’oeuvre m’est déjà insupportable, au sens strict : taches de sang au générique, hystéries et grimaces,  saturation, tétanisation des comportements. Contexte historique complexe revu à la manière de règlements de compte et de vengeance. Mise en scène de pratiques d’une violence délibérée : scalps, exécutions de masse, scarifications, exécutions ludiques (base-ball) …personnages plutôt calibrés stéréotypes….le tout emballé dans un comique supposé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Or même si la chair de l’homme blanc a un goût de vieille banane </strong>(affirmation d’un sage maori relatée par  Pierre Loti dans « le mariage de Loti »), on peut ne pas souhaiter vérifier. Il en va de même pour les films de Q.T.<span id="more-1907"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le souvenir cuisant et insupportable des mises à mort</strong> et des exécutions dans Pulp Fiction par un Travolta désabusé, comme des giclures  de sang orchestrées ou les injections létales de Kill Bill, ne devraient pas laisser indifférent. Il semble qu’il faille chercher à explorer plus avant ce phénomène, sachant que Inglourious basterds, faisait, la première semaine, aux USA, comme en France  un nombre d’entrées spectaculaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faut chercher à comprendre, pourquoi ceci  pose problème</strong>, pourquoi certain(e)s ( et j’en suis) ne peuvent pas adhérer, ni même dépasser le dégoût et le mépris pour ce genre d’image filmée, ni avoir la curiosité d’aller voir plus loin que ces premières impressions.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Apéritif hallali</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="225" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8chvf" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="225" src="http://www.dailymotion.com/swf/x8chvf" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le recul vient déjà du fait que ces bandes annonces</strong>, sont supposées mettre le spectateur en demande…ainsi ce que l’on voit est supposé être un condensé de qualités du film que nous pourrions apprécier plus encore, or ces quelques secondes me révulsent. Par souci de justesse, j’ai pu visionner sur l’internet quelques autres scènes… Je ne peux m’empêcher d’y voir  à chaque fois, le seul et simple spectacle de la mise à mort. Spectacle, dans la mesure ou l’argument des causes disparaît. Quelle que soit la vengeance et sa légitimité scénarisée, l’insistance sur les moments précédant l’exécution, sur les conditions de la mort, sur le moment du décès, sur sa réalité, sont autant de choix qu’à fait le cinéaste.</p>
<div><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x8chvf_bande-annonce-inglorious-basterds_shortfilms">Bande Annonce Inglorious Basterds</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/lesfilms">lesfilms</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/shortfilms">Les dernières bandes annonces en ligne.</a></em></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>A l’évidence, Tarantino en fait donc un propos central.</strong> Les décisions mûrement prises et planifiées des exécuteurs,  la programmation des humiliations et mutilations, le jeu de séduction avec la victime choisie  (l’interview avant le coup de batte de base-ball), l’anesthésie de toute forme compassionnelle, le shuntage des émotions comme de tout sens moral culminant dans l’enthousiasme et la jubilation des acteurs de ces punitions, sont autant de postures qui  devraient donner à penser. Plus encore, le choix est délibéré, par exemple, sur les affiches, de montrer une batte de base ball et sur le générique de faire goutter un sang bordeaux. Tout comme dans Pulp Fiction il y avait les éclaboussures sur les vitres, dans les pièces…tout comme dans Kill Bill, il y a une fascination incontestable pour cette réalité de la mort, la vue du sang, la vue des armes, les regards des victimes et des futurs morts, leurs palpitations, leurs fragilité…. Quel est le sens de cette imagerie, car, qu’ils soient criminels et coupables n’enlève pas dans leur regard, l’universalité de l’angoisse devant la mort.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les scènes sont montrées de telle façon, qu’elles empêchent,</strong> il me semble, l’identification ou l ‘empathie avec les protagonistes, qu’ils soient victimes ou qu’ils soient exécuteurs. Il ne reste alors au spectateur que l’attitude de témoin captif et  voyeur de scènes d’une violence inouïe. Ceci me semble pervers et insupportable car il y a une impossibilité de faire sens et il y a danger de renvoyer dos à dos les coupables devenant victimes et les vengeurs devenant bourreaux. C’est la dimension spectaculaire, au sens ou tout se joue dans la perception immédiate, brute et sans recul possible et sans affect. Il y a anesthésie des sentiments au bénéfice d’une émotion brute.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">De quel film s’agit-il ?</span></strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sommes-nous en présence d’un film d’horreur du genre</strong> « the saw » ?, d’un film historique (non) d’un film politique ? d’une farce ? On pourrait parler du point de vue politique et historique de la fiction : l’éradication préventive des nazis, aurait-elle permis d’éviter l’horreur de la shoah ? Si la réponse est positive pour Tarantino, ceci ne justifie en rien la délectation et la jubilation dans l’exécution de ce projet. Je ne crois pas que le Colonel Fabien, ni Manouchian, n’aient joui de leurs actes. Par ailleurs leur vision n’était pas de teroriser, mais d’excécuter. Ce que semble nous proposer Tarantino, est plutôt, une vision militaire et criminelle de la politique qui  semble rejoindre les justifications de la torture par Aussaresse : pour éviter les bombes terroristes, il fallait torturer…..Dans l’armée des ombres, Melville montre avec pudeur et rigueur, la souffrance incroyable, l’épreuve bouleversante de l’exécution d’un traître, la résolution de Ventura et de Crochet n’exclut pas les affres de la morale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’argument de vengeance est utilisé comme moteur de l’intrigue</strong> par des centaines de cinéastes, il  fournit  la plupart du temps un fil conducteur efficace, une dramatisation, une identification simple aux héros. Ainsi, quand, dans ce film, l’ennemi s’en prend aux femmes et enfants, aux innocents et incarne une des pires idéologies et un des pires massacres commis dans l’histoire,  l’argument de vengeance devient absolu et cet ennemi, comme dans Kill Bill se voit privé de toute humanité ; la question de sa mise à mort devient donc aussi évidente que l’écrasement d’un parasite…Nous assistons à un retournement odieux de l’histoire, car c’est en déshumanisant a priori les ennemis que l’on génère les pires horreurs, et que le nazisme a prospéré….</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La vengeance a posteriori des crimes nazis, programmée</strong> et opérée discrètement a été effectivement organisée par des services secrets israëliens, traquant d’anciens nazis ; la plupart du temps c’était avant tout pour les confronter au droit, lutter contre le négationnisme et l’oubli, parfois pour exécuter une sentence décidée gravement ; en visionnant ces témoignages, je n’ai jamais vu aucun de ces « vengeurs de l’ombre », se réjouir, jubiler et se satisfaire, encore moins exhiber de cadavre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce qui peut encore choquer dans cette fameuse bande annonce,</strong> comme dans les extraits visibles sur Internet, c’est que ce propos intervient au moment ou à Guantanamo et dans les prisons d’Abou Grhaib les pratiques de tortures, l’humiliation, le jeu avec les victimes et de manière symptomatique les polaroïds pris par les bourreaux paradant au côté de leurs prisonniers, révèlent un scandale international. Au nom de la lutte contre le terrorisme islamique, le « mal absolu » , tous les coups seraient permis, il n’y aurait plus de droit : « on n’a pas besoin de preuves quand on a de l’instinct », entend-on de manière prémonitoire peut-être dans  Reservoir dogs comme l’on y voit avec insistance un tortionnaire danser devant sa victime.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du côté des djihadistes, des Kamikazes, comme des sociétés </strong> de plus en plus prospères de mercenaires américains, la seule loi est le « permis de tuer ». Ce dernier opus de Tarantino ne va t-il pas exactement dans le même sens ? Au moment ou en Afrique du Sud et au Rwanda, le principe de la vengeance est écarté avec des difficultés incroyables et une audace remarquable, un film faisant il me semble, l’apologie d’une loi du Talion, qui plus est en en faisant non seulement l’apologie mais en insistant sur le côté libérateur,  jouissif et cathartique de l’exécution devrait poser problème.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En recherchant cette fois ci, l’assentiment inévitable du spectateur</strong>, contre les effroyables nazis, Tarantino bascule clairement vers le racolage,  ne l’ammène-t-il pas à accepter, regarder, se satisfaire, des tortures et mises à mort ? Racolage, car que je sache, le propos de Tarantino, entre autres peut être, dans Pulp Fiction, comme dans Reservoir dogs et Kill Bill, est bien déjà, de montrer, de filmer, d’exhiber des crânes éclatés, des éclaboussures de sang et de cervelles, des tortures, des humiliations,  le prétexte dans ces opus, était  alors assez léger, jouant sur les parodies, mais quel que soit le sujet, une des garanties les plus sûres, avec ce cinéaste, c’est que des corps humains seront violés dans leur intégrité et que ces scènes seront des points forts, des point nodaux de ses films.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J’ai cru comprendre, qu’avec ce dernier film</strong>, l’auteur lie plus encore le spectateur aux exécuteurs et l’oblige à cette complicité. Par ce fait, et délibérément, il le souille et je pense qu’il jouit des humiliations consenties qu’il génère. Je vois ceci comme une approche clairement sadique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>A suivre </strong></span></p>
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		<title>Wall Street innove sur la mort, et se rit du G20</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 17:49:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hans Lefebvre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques de Hans Lefebvre]]></category>
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		<description><![CDATA[Le deuxième opus du G20 qui se tenait à Pittsburgh nous promettait monts et merveilles en matière de décisions contraignantes à l&#8217;endroit du monde de la finance, et ce serait à celui qui ferait les plus fameuses déclarations d&#8217;intentions pour s&#8217;attirer les bons sentiments des peuples en manque de justice sociale. En l&#8217;espèce, Nicolas Sarkozy [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-1900" src="http://www.petite-republique.fr/wp-content/uploads/2009/09/68079337d87e5cc0c586ecb02cabd8b2-300x225.jpg" alt="68079337d87e5cc0c586ecb02cabd8b2" width="300" height="225" />Le deuxième opus du G20 qui se tenait à Pittsburgh nous promettait <strong>monts et merveilles en matière de décisions contraignantes</strong></strong> à l&#8217;endroit du monde de la finance, et ce serait à celui qui ferait les plus fameuses déclarations d&#8217;intentions pour s&#8217;attirer les bons sentiments des peuples en manque de justice sociale. En l&#8217;espèce, Nicolas Sarkozy ne fut pas en reste, tenant toutes les promesses de l&#8217;excellent bonimenteur qu&#8217;il demeure. Mais voilà qu&#8217;une information en provenance du très sérieux <a title="http://www.nytimes.com/2009/09/06/business/06insurance.html?_r=1" href="http://www.nytimes.com/2009/09/06/business/06insurance.html?_r=1">New York Times</a> faisait état des nouvelles innovations qui apparaissent sur le segment très couru des produits financiers hautement sophistiqués, les biens nommés « bonds de la mort ». On touche ici au comble du cynisme et de l&#8217;abject puisqu&#8217;il s&#8217;agit de spéculer et de titriser sur les contrats d&#8217;assurance vie des particuliers les plus fragilisés par une économie toujours convalescente.</p>
<p><strong>La crise avait eu au moins le mérite de mettre au jour les pratiques ô combien malsaines</strong> des meilleurs spéculateurs sévissant sur l&#8217;ensemble des grandes places financières de la planète, notamment en révélant au grand public les aspects jusque là occultes de la finance modélisée au moyen de la science mathématique. Alors que seuls les initiés se délectaient en manipulant (<a title="http://www.titrisation.org/Titrisation/exemples/index.htm" href="http://www.titrisation.org/Titrisation/exemples/index.htm">titrisation</a>) à volonté des créances douteuses afin de les rendre absolument opaques. Dés lors, la bulle immobilière ainsi créée au États-Unis a fini par céder, entraînant le monde dans le tourbillon vertigineux d&#8217;une crise qui a bien failli mettre à bas le modèle économique dominant.<span id="more-1899"></span> Chacun le sait, si les États les plus riches n&#8217;avaient étayé l&#8217;édifice global en empruntant à tout va, le risque d&#8217;effondrement systémique aurait eu raison de notre veille machine à fabriquer de la richesse &#8211; tout du moins pour un certain nombre d&#8217;êtres humains seulement.<br />
<strong>Alors qu&#8217;une année vient de s&#8217;écouler, nombreux sont les décideurs</strong> à se gargariser de leur action salvatrice, Nicolas Sarkozy n&#8217;hésitant pas décerner le titre de champion du monde au plan de sauvetage français, soulignant ainsi son propre talent, tout en aboyant avec velléité après ce satané capitalisme financier en pleine dérive. Gesticulant plus que les autres, et plus que de raison, notre preux président de persifler haut et fort en constatant la mort des paradis fiscaux et autres fraudes fiscales massives, psalmodiant sur le thème de l&#8217;avènement d&#8217;un capitalisme nouveau débarrassé de ses scories les plus infâmes. Dés lors, nous sommes en droit de nous questionner sur la compétence réelle de nos décideurs réunis désormais au sein de ce nouveau barnum improbable nommé G20 [1]. Ils sont tellement accaparés par cette nouvelle mission quasiment messianique, puisqu&#8217;il s&#8217;agit ni plus ni moins que de sauver le monde des affres de la toute puissante sphère financière, cette hydre perverse aux multiples têtes horriblement titrisées, qu&#8217;ils en oublient de regarder au plus près ce qui continue à se tramer derrière les logiciels financiers abscons. <strong>Silence, on continue à titriser pour spéculer en toute tranquillité, non plus sur l&#8217;endettement immobilier des moins nantis, mais sur leur mort!</strong> Fini les diaboliques subprimes, mais place au nouveau produit d&#8217;avenir, fruit des fertiles cerveaux à cupidité qui peuplent Wall Street, les biens baptisés « bonds de la mort ». Pour faire simple [2], il s&#8217;agit de racheter aux ménages américains en grande difficulté financière leurs contrats d&#8217;assurance vie à un prix bien en deçà de leur valeur escompté (la moitié), afin de les renégocier sur le marché une fois le titulaire initial décédé, et ainsi d&#8217;en tirer un substantiel bénéfice. En quelque sorte, une culbute financière sur la mortalité plus précoce des socio-économiquement les moins bien portants de la population nord américaine. Remarquable, non? À n&#8217;en pas douter, le monde de la finance est plein de ressources inestimables et son imagination n&#8217;a d&#8217;égale que sa soif de profits. Moribond il y a peu, voilà qu&#8217;il ressuscite tel le phénix antique, alors même qu&#8217;on tente de nous faire croire que plus rien ne sera comme avant, nouvelle régulation vertueuse oblige, où probité rime avec transparence, et vi(ce) et versa. Vous comprendrez ainsi les doutes qui peuvent habiter certains quant aux résultats réels promis par les incantations internationales qui ne cessent de prêcher en faveur d&#8217;une indispensable moralisation du monde de la finance. En effet, il suffit de regarder l&#8217;évolution des cours boursiers sur l&#8217;ensemble des places financières d&#8217;importance pour constater [3] combien la réalité est tout autre, démontrant encore une fois la suprématie absolue du pouvoir financier sur le pouvoir politique et démocratique [4], cela même alors que certains indicateurs économiques des plus sensibles soulignent avec force la précarité de la reprise (chômage, dettes publiques, pauvreté&#8230;). Joseph Stiglitz [5] et les autres [6] ont bien raison d&#8217;émettre les plus vives réserves quant à la fin envisagée de la crise, invitant à la plus grande prudence aussi bien les dirigeants que les différents acteurs du marché. Les plus lucides mesurent bien combien la mécanique perverse de la spéculation est relancée alors que les plus précaires sont mis au ban d&#8217;un monde concurrentiel extrême qui ne fait aucune pitié. Alors que le compteur de la dette mondiale engrange les milliards à folle allure [7], le Roi marché continue à régner quasiment sans partage pendant que le ventre toujours vide de l&#8217;Afrique gronde, continent dont la démographie galopante tape de plus en plus fort à la vitrine fragile d&#8217;un occident finissant. Faut-il être bien aveugle pour ne pas mesurer que le glas de l&#8217;ordre ancien sonne déjà, alors qu&#8217;un nouveau modèle se dessine subrepticement, mais inévitablement, et finira par balayer d&#8217;un revers de médaille cette Babylone que la Terre ne saura, quoiqu&#8217;il advienne, tolérer plus avant.</p>
<p>[1] <a title="http://www.rfi.fr/actufr/articles/117/article_85030.asp" href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/117/article_85030.asp">Les conclusions du G20</a><br />
[2] Pour en savoir plus sur les « bonds de la mort »:<br />
<a title="http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/715820/mil/5141882.html" href="http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/715820/mil/5141882.html">http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/715820/mil/5141882.html</a><br />
<a title="http://www.pauljorion.com/blog/?p=4732" href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=4732">http://www.pauljorion.com/blog/?p=4732</a><br />
[3] <a title="http://bourse.capital.fr/indices-boursiers-amerique" href="http://bourse.capital.fr/indices-boursiers-amerique">Évolution des principaux indices boursiers</a><br />
[4] <a title="http://blog.mondediplo.net/2009-02-10-Surtout-ne-changez-rien" href="http://blog.mondediplo.net/2009-02-10-Surtout-ne-changez-rien">Frédéric Lordon, <em>Surtout ne changez rien</em>, La pompe à phynance, in les blogs du monde diplomatique.</a><br />
[5] <a title="http://www.actufinances.fr/26_les-reformes-necessaires-du-systeme-financier-mondial-par-l%B4economiste-joseph-stiglitz.htm" href="http://www.actufinances.fr/26_les-reformes-necessaires-du-systeme-financier-mondial-par-l%B4economiste-joseph-stiglitz.htm">Lire l&#8217;interview donnée par J. Stiglitz au magazine ACTUFinances</a><br />
[6] <a title="http://www.ledevoir.com/2009/06/03/253261.html" href="http://www.ledevoir.com/2009/06/03/253261.html">Sondage: Les économistes doutent de la reprise</a><br />
[7] <a title="http://buttonwood.economist.com/content/gdc" href="http://buttonwood.economist.com/content/gdc">Compteur de la dette publique mondiale</a></p>
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		<title>Apple : « better and better and better…&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 20:59:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vigo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Informatique par Vigo]]></category>
		<category><![CDATA[Apple]]></category>
		<category><![CDATA[Informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Petite République]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Jobs]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors de son traditionnel Keynote, la firme américaine Apple présente chacune de ces nouveautés avec un sens de la modestie hors du commun. Les différents acteurs de ce show opéré devant le monde entier se succèdent avec un vocabulaire dont la portée est si haute qu&#8217;il finit par toucher l&#8217;excellence du ridicule.
En effet, son eminence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1896" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><strong><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.petite-republique.fr/wp-content/uploads/2009/09/technology-archives-images-jobs-christ.jpg"><img class="size-medium wp-image-1896" title="STEVE JOBS ET SES APOTRES" src="http://www.petite-republique.fr/wp-content/uploads/2009/09/technology-archives-images-jobs-christ-300x228.jpg" alt="STEVE JOBS ET LES APOTRES DE LA POMME" width="300" height="228" /></a></strong></strong><p class="wp-caption-text">STEVE JOBS ET LES APOTRES DE LA POMME</p></div>
<p><strong>Lors de son traditionnel Keynote</strong>, la firme américaine Apple présente chacune de ces nouveautés avec un sens de la modestie hors du commun. Les différents acteurs de ce show opéré devant le monde entier se succèdent avec un vocabulaire dont la portée est si haute qu&#8217;il finit par toucher l&#8217;excellence du ridicule.</p>
<p><strong>En effet, son eminence Steve Jobs</strong> et ses camarades de la firme manient les superlatifs avec une aisance déconcertante : &laquo;&nbsp;amazing&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;better and better…&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;very easy&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;very nice&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;very great&nbsp;&raquo;…<span id="more-1895"></span></p>
<p><strong>Le superlatif absolu s&#8217;imposait</strong> en effet quant on voit à quel point les découvertes proposées sont révolutionnaires, excusez du peu : grâce à Apple vous pouvez téléphoner et écouter de la musique. Oh…. !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="295" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Nx7v815bYUw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/v/Nx7v815bYUw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C&#8217;est un peu comme à la Petite République</strong>, sauf que même si nous opérons une révolution au quotidien, les mots nous manquent encore pour qualifier ce miracle d&#8217;intelligence que nous vous offrons chers lecteurs.</p>
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		</item>
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		<title>L&#8217;Etat de santé du président de la République n&#8217;est-il pas plus grave ?</title>
		<link>http://www.petite-republique.com/letat-de-sante/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 14:41:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moalex</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité illustrée]]></category>
		<category><![CDATA[actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[caricature]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1881" src="http://www.petite-republique.fr/wp-content/uploads/2009/07/6-etatdesante-net1.jpg" alt="6-etatdesante-net1" width="487" height="652" /></p>
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